Comment consigner un incident de sécurité et en informer le donneur d’ordre

Comment consigner un incident de sécurité et en informer le donneur d’ordre ?

Réponse courte

  1. Consignez l’incident dès que possible : date, heure, lieu, personnes présentes, faits constatés et mesures prises, sans interprétation.
  2. Si un différend ne peut pas se régler à l’amiable, l’agent fait appel à la police ou à la gendarmerie.
  3. S’il appréhende l’auteur d’un délit flagrant, l’agent avise sans délai la police ou la gendarmerie.
  4. Informez le donneur d’ordre selon le contrat. Signalez-lui sans délai le défaut de maintenance d’un matériel qu’il met à disposition.
  5. Ne gardez que les données personnelles nécessaires. 4guards n’envoie rien automatiquement.

Ce que dit le droit

  • Code de la sécurité intérieure (CSI), art. R. 631-10 : sauf légitime défense, un agent n’use jamais de violence, même légère. Si un tiers refuse les vérifications légalement effectuées et que le différend ne se règle pas à l’amiable, il appelle la police ou la gendarmerie.
  • Art. 73 du Code de procédure pénale : toute personne peut appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’emprisonnement. Elle le conduit devant l’officier de police judiciaire le plus proche. Art. R. 631-10 : l’agent ne peut retenir la personne sans en aviser sans délai la police ou la gendarmerie.
  • Art. R. 631-10 : jusqu’à sa présentation à la police ou à la gendarmerie, la personne interpellée reste sous la surveillance et la protection de l’agent. Si son état nécessite des soins, l’agent appelle immédiatement les services médicaux.
  • Art. R. 631-17 : le défaut de maintenance d’un matériel mis à disposition par le donneur d’ordre lui est signalé sans délai. Art. R. 631-26 : l’agent informe son employeur de toute anomalie d’un équipement. Art. R. 631-24 : le contrat définit précisément les conditions et moyens d’exécution.
  • Art. 5 du RGPD : les données personnelles sont limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités. Elles ne sont pas conservées au-delà de la durée nécessaire à ces finalités.

Exemples pratiques

  • Alarme intrusion à 2 h 10 : catégorie et gravité, description chronologique (« police prévenue à 2 h 15 »), statut d’escalade, puis clôture.
  • Vol en flagrant délit : heure de l’appel à la police, nom de l’agent, état de la personne, heure de remise à l’officier de police judiciaire.
  • Complément le lendemain : saisissez-le comme « résolution » dans le journal plutôt que de modifier l’entrée.

Erreurs fréquentes

  • Rédiger le rapport plusieurs jours plus tard, de mémoire.
  • Écrire des suppositions comme des faits.
  • Conserver tous les rapports sans limite de durée.
  • Attendre des photos dans 4guards : il n’y a pas de téléversement.
  • Croire le journal inaltérable : un administrateur, un manager ou le propriétaire peut supprimer des entrées.
  • Croire que 4guards prévient le donneur d’ordre ou la police.

Comment 4guards vous aide

  • Dès le forfait Start, vous saisissez un incident avec catégorie, gravité, description et statut. Vous tenez le statut d’escalade, clôturez ou rouvrez l’incident et consultez statistiques et historique par site.
  • Les photos ne sont gérées que comme références de fichier (nom, clé de stockage, taille) : ni téléversement ni affichage d’image.
  • Dans le journal du dispatch, le texte d’une entrée n’est jamais modifié ; un complément s’enregistre comme « résolution ». Un administrateur, un manager ou le propriétaire peut cependant supprimer des entrées.
  • Rien n’est envoyé automatiquement au donneur d’ordre ni aux autorités. À partir du forfait Plus, l’application 4notify (SMS, WhatsApp, e-mail) est incluse comme application distincte ; 4guards ne l’appelle pas automatiquement.