Comment consigner un incident de sécurité et en informer le donneur d’ordre ?
Réponse courte
- Consignez l’incident dès que possible : date, heure, lieu, personnes présentes, faits constatés et mesures prises, sans interprétation.
- Si un différend ne peut pas se régler à l’amiable, l’agent fait appel à la police ou à la gendarmerie.
- S’il appréhende l’auteur d’un délit flagrant, l’agent avise sans délai la police ou la gendarmerie.
- Informez le donneur d’ordre selon le contrat. Signalez-lui sans délai le défaut de maintenance d’un matériel qu’il met à disposition.
- Ne gardez que les données personnelles nécessaires. 4guards n’envoie rien automatiquement.
Ce que dit le droit
- Code de la sécurité intérieure (CSI), art. R. 631-10 : sauf légitime défense, un agent n’use jamais de violence, même légère. Si un tiers refuse les vérifications légalement effectuées et que le différend ne se règle pas à l’amiable, il appelle la police ou la gendarmerie.
- Art. 73 du Code de procédure pénale : toute personne peut appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’emprisonnement. Elle le conduit devant l’officier de police judiciaire le plus proche. Art. R. 631-10 : l’agent ne peut retenir la personne sans en aviser sans délai la police ou la gendarmerie.
- Art. R. 631-10 : jusqu’à sa présentation à la police ou à la gendarmerie, la personne interpellée reste sous la surveillance et la protection de l’agent. Si son état nécessite des soins, l’agent appelle immédiatement les services médicaux.
- Art. R. 631-17 : le défaut de maintenance d’un matériel mis à disposition par le donneur d’ordre lui est signalé sans délai. Art. R. 631-26 : l’agent informe son employeur de toute anomalie d’un équipement. Art. R. 631-24 : le contrat définit précisément les conditions et moyens d’exécution.
- Art. 5 du RGPD : les données personnelles sont limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités. Elles ne sont pas conservées au-delà de la durée nécessaire à ces finalités.
Sources consultées le :
- Code de la sécurité intérieure, art. R. 631-10, R. 631-17, R. 631-24, R. 631-26 (texte consolidé, données Légifrance publiées par codes.droit.org)
- Code de procédure pénale, art. 73 (texte consolidé, données Légifrance publiées par codes.droit.org)
- Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), chapitre II, art. 5 – CNIL
Exemples pratiques
- Alarme intrusion à 2 h 10 : catégorie et gravité, description chronologique (« police prévenue à 2 h 15 »), statut d’escalade, puis clôture.
- Vol en flagrant délit : heure de l’appel à la police, nom de l’agent, état de la personne, heure de remise à l’officier de police judiciaire.
- Complément le lendemain : saisissez-le comme « résolution » dans le journal plutôt que de modifier l’entrée.
Erreurs fréquentes
- Rédiger le rapport plusieurs jours plus tard, de mémoire.
- Écrire des suppositions comme des faits.
- Conserver tous les rapports sans limite de durée.
- Attendre des photos dans 4guards : il n’y a pas de téléversement.
- Croire le journal inaltérable : un administrateur, un manager ou le propriétaire peut supprimer des entrées.
- Croire que 4guards prévient le donneur d’ordre ou la police.
Comment 4guards vous aide
- Dès le forfait Start, vous saisissez un incident avec catégorie, gravité, description et statut. Vous tenez le statut d’escalade, clôturez ou rouvrez l’incident et consultez statistiques et historique par site.
- Les photos ne sont gérées que comme références de fichier (nom, clé de stockage, taille) : ni téléversement ni affichage d’image.
- Dans le journal du dispatch, le texte d’une entrée n’est jamais modifié ; un complément s’enregistre comme « résolution ». Un administrateur, un manager ou le propriétaire peut cependant supprimer des entrées.
- Rien n’est envoyé automatiquement au donneur d’ordre ni aux autorités. À partir du forfait Plus, l’application 4notify (SMS, WhatsApp, e-mail) est incluse comme application distincte ; 4guards ne l’appelle pas automatiquement.